Le patois de Saint-Omer au XIXe

 

 

Daniel Fontaine sort son septième livre, sur le patois audomarois 

Daniel Fontaine, historien local résidant à Saint-Martin-lez-Tatinghem, est habitué des livres qu’il édite lui-même. Mais pour son septième ouvrage, pour la première fois, il s’intéresse non pas à l’histoire locale mais à sa langue, le patois, dans « Le Patois et le parlé audomarois au XIX e siècle ».  
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SAINT-MARTIN-LEZ-TATINGHEM
Comment vous y êtes-vous pris ?
« Pendant deux ans et demi, j’ai fouillé les archives de deux journaux locaux du XIX e siècle : La Feuille de Saint-Omer et Le Mémorial Artésien. C’était assez facile car les expressions en patois y étaient écrites en italique, mais très long, car j’ai lu des centaines de journaux. Il s’agit de correspondances envoyées par des lecteurs aux journalistes et rédacteurs de ces journaux locaux. À l’époque, ils faisaient office de correspondants locaux et leurs lettres étaient publiées telles quelles dans les journaux, en manuscrit. Je les ai reprises et dactylographiées. J’ai traduit, en bas des lettres, les mots les plus difficiles. Parfois, j’ai dû faire beaucoup de recherches ou demander à de vieilles personnes ce que voulaient dire les mots. »
Pourquoi avoir choisi de traiter ce sujet ?
« Je voulais rechercher comment mes grands-parents parlaient car je suis passionné d’histoire locale. Le patois audomarois n’est pas seulement parlé ici, mais toutes les correspondances que j’ai choisies viennent du territoire : Blindec (Blendecques), Sainte-au-maire (Saint-Omer), Tattinghem (Tatinghem). Au XIX e siècle, il n’y avait pas d’orthographe définie, les gens écrivaient donc comme ils l’entendaient. »
Qu’est-ce qui vous a marqué dans cette documentation ?
« Ce qui m’intéresse, ce sont les anecdotes qui racontent la vie à cette époque. Par exemple, à Tatinghem, en 1866, sur 694 habitants, seuls 373 savaient lire et écrire.
Dans ces lettres, on trouve aussi des histoires de tribunal, des métiers disparus, des prénoms utilisés. On apprend que les enfants travaillaient déjà à 12 ans, on voit bien comment les gens vivaient. Ils se disputaient déjà pour les élections 
Pour vous le procurer, contactez directement l’auteur, au 13, rue Pôques, 62500 Saint-Martin-lez-Tatinghem. Tél. : 03 21 39 79 75.
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